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 Un roman témoignage: dans la mer, il y a des crocodiles.

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AuteurMessage
Domi
Admin


Nombre de messages : 498
Date d'inscription : 02/05/2009

MessageSujet: Un roman témoignage: dans la mer, il y a des crocodiles.   Dim 30 Jan - 17:44




Bonjour à tous. Je voudrais vous parler de ce roman témoignage qui est passionnant et émouvant.

Petite présentation:

Parfois, pour sauver quelqu'un, il faut savoir l'abandonner. C'est ainsi qu'Enaiatollah Akbari, un enfant afghan de 10 ans, se retrouve seul et sans argent au Pakistan, où il a été laissé par sa mère. Par ce geste désespéré, celle-ci a voulu le soustraire à des marchands pachtounes qui le réclamaient comme esclave en remboursement d'une prétendue dette de son père, assassiné par des bandits. Sans se laisser abattre, le garçonnet, courageux et débrouillard, entame un périple de plusieurs années et plusieurs milliers de kilomètres qui l'amènera en l'Italie, où ayant obtenu le statut de réfugié politique, il essaye aujourd'hui de se reconstruire une vie.

Dans ses pages, Geda fait revivre les innombrables péripéties du jeune Afghan, au cours de son voyage de plusieurs années entre le Pakistan et l'Italie, à travers l'Iran, la Turquie et la Grèce. Il raconte les tragédies et les coups de chance, les moments de peur et de désespoir, mais aussi les instants de bonheur et d'émerveillement produits par la découverte d'univers totalement inconnus. Il transmet au lecteur sa solitude et sa naïveté, sa perspicacité et sa détermination farouche à s'en sortir à tout prix.

Poussé par l'espoir d'une vie meilleure, l'enfant sera tour à tour serveur et marchand à la sauvette, manoeuvre et tailleur de pierre. Il travaillera sur le chantier des Jeux olympiques à Athènes. Il franchira des montagnes et des mers, verra d'autres migrants mourir, souffrira de la faim et du froid, de la fatigue et de la maladie, voyagera dans le double-fond des camions et dans les cales des bateaux, sera arrêté, tabassé, emprisonné, expulsé plusieurs fois. Il connaîtra la rapacité des passeurs et la violence des policiers, mais aussi la générosité désintéressée d'hommes et femmes inconnus. Il apprendra à être patient et à ne jamais baisser les bras. "Il faut toujours avoir un rêve au-dessus de la tête, quel qu'il soit, dit-il. Alors, la vie vaut la peine d'être vécue". Et la mort reste "une pensée lointaine, même quand (on) la sent proche".

A la fin de cette odyssée bouleversante, Enaiatollah trouvera à Turin un lieu où cesser de fuir et où tenter de grandir. Ce lieu, "tu le reconnais parce que tu n'as plus envie de t'en aller", dit-il. "Bien sûr, il n'est pas parfait. Ça n'existe pas, un endroit parfait. Mais il existe des endroits où, au moins, personne ne cherche à te faire du mal."

Dans ce roman dramatique traversé par la grâce et l'ironie, Fabio Geda a su trouver le ton juste, à la fois sobre et sensible, sa langue imagée et drôle lui permettant d'éviter les excès de pathos et d'apitoiement, tout comme les facilités d'un angélisme naïf ou d'un manichéisme simplificateur.

D'où le succès du livre en Italie, où il s'est vendu à presque 200 000 exemplaires. Un succès que l'écrivain italien considère comme le signal d'une encourageante prise de conscience : "Les migrants seront au coeur du XXIe siècle. Dans ce livre, j'ai montré leur courage, leur force et leur obstination, mais aussi le courage de tous ceux qui refusent de les regarder comme un danger, en essayant plutôt de les aider. Sans eux, le jeune Enaiatollah n'aurait jamais pu conclure son éprouvant et dangereux périple."

Le Monde, 27/01/2011

En voici un extrait:

"Je n'ai jamais vu la mer, ai-je dit. Il y a un tas de choses que je n'ai encore jamais vues et que je voudrais voir. En plus, même ici, à Qom, je suis en danger dès que je mets un pied hors de la fabrique. Alors vous savez quoi ? Je suis prêt à tout.

Ma voix était ferme malgré moi. Si j'avais su ce qui m'attendait, je ne serais pas parti. Ou peut-être que si. Je ne sais pas. En tout cas, je n'aurais pas parlé comme ça.

Nous avons écouté. Nous avons écouté ceux qui étaient partis et revenus.

Nous savions que certains n'y étaient pas arrivés, d'après le récit de leurs compagnons de voyage, qui n'avaient peut-être survécu que pour partager avec nous leur fardeau d'histoires atroces. De quoi penser que le gouvernement laissait la vie sauve à une ou deux personnes dans chaque caravane pour effrayer les autres."

page 98, Dans la mer, il y a des crocodiles (Nel mare ci sono i croccodrilli) de Fabio Geda. Traduit de l'italien par Samuel Sfez. Liana Levi, 174 p., 15 €.


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